Le savoir-faire théâtral d'un auteur majeur du XXe siècle
Par une nuit d'hiver, en pleine montagne, ça toque à la porte. Entre, sans qu'on l'y invite, un grand gaillard au sourire fêlé et à la parole douce, tout étonné lui-même d'être parmi des humains : "Est-ce ici le bout de la route ?".
Rosine, la patronne, le dévisage en silence. Contre toute attente, elle accueille l'étranger et lui promet du labeur jusqu'à plus soif. Voilà comment Jean fit halte parmi les vivants...
"Première pièce de Giono (1931), qui en écrira bien d'autres, Le Bout de la route est sans doute sa plus belle. Simple comme une tragédie grecque, ample comme un roman, elle déploie une langue incroyable, avec des mots qu'on dirait trouvés le long du sentier comme des trésors d'humanité, gros des rires et des larmes de toute vie d'homme et de femme, de la naissance à la mort." François Rancillac